Lez News

22 août 2004

Au revoir...

Retrouvez maintenant Lez Attitude sur http://www.lez-attitude.com !

Il semble que l'information lesbienne ne soit pas encore quelque chose qui intéresse la plupart des filles concernées... Ce blog ferme donc ses portes, retrouvez-nous sur Twitter.

Merci à Misfit Cat pour son travail ;-) et merci à toutes celles qui ont pris le temps de lire ce blog.
A bientôt peut-être !

Posté par leznews à 14:30 - Permalien [#]


16 août 2004




Danemark : le Premier ministre reçoit le Prix Saumon



Le Premier ministre libéral danois, Anders Fogh Rasmussen, est le lauréat du Prix "Saumon de l'année" récompensant une personnalité "qui nage contre le courant", décerné à l’occasion de la Gay Pride de Copenhague par l'Association nationale des homosexuels et des lesbiennes.

Le chef du gouvernement a accepté cette nomination pour sa prise de position courageuse en faveur du mariage des couples homosexuels à l'église.

"En tant que membre de l'Eglise d'Etat (évangélique-luthérienne), je pense que ce serait juste" que les homosexuels soient traités comme les hétérosexuels, avait affirmé Rasmussen en janvier dernier suscitant un tollé. "J'ai de la peine à croire que Dieu aurait des rapports plus tendus avec les homosexuels et les lesbiennes qu'avec tous les autres", avait-il estimé, précisant qu'il exprimait son "point de vue personnel" sur cette question.

Le Danemark a été le premier pays au monde à autoriser, le 1er octobre 1989, le mariage homosexuel à la mairie, appelé "partenariat enregistré".

En 1997, les onze évêques du royaume ont accepté la bénédiction des mariages civils des homosexuels, sans toutefois faire figurer les marié(e)s dans les registres des paroisses et refusant de poser la question rituelle "voulez-vous prendre pour époux (épouse) ?" lors de la cérémonie.


Mis en ligne le 13/08/04.
Source : e-llico 

Posté par Sappho à 12:07 - - Permalien [#]

 

Europe : mic mac homophobe


L'élection des présidents de commission au nouveau Parlement européen de Strasbourg, il y a deux semaines, a donné lieu à un troc homophobe passé inaperçu.

Le Parti Socialiste Européen (groupe dans lequel les socialistes français sont majoritaires) a échangé la nomination de la députée européenne française socialiste Pervenche Berès à la présidence de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen contre la nomination d'une députée slovaque de droite à la présidence de la commission des droits de la femme et de l'égalité des genres. L'affaire serait banalement politicienne si la nouvelle présidente slovaque, Anna Zaborska, n'était connue dans son pays pour ses positions anti-avortement et ses déclarations anti-homosexuelles. Les socialistes ont privilégié la défense d'un titre plutôt que leurs principes. Pas très glorieux.

Jfl, mis en ligne le 12/08/04.
Source : e-llico

Posté par Sappho à 12:01 - - Permalien [#]

11 août 2004

 


Revendications homosexuelles et droits de l'homme

 

Questions de famille. Il paraît douteux que nos sociétés puissent échapper à ce mouvement irréversible vers l'égalité.


Par Alain POLICAR

mercredi 11 août 2004


Notre propos ne sera ici aucunement normatif. Il s'agira seulement de comprendre les revendications en faveur du mariage des homosexuels et de l'homoparentalité comme une illustration, au sein de la philosophie des droits de l'homme, de la tension entre liberté et égalité. L'existence d'une hiérarchie entre ces deux valeurs constitue un problème crucial. Pour nous en rendre compte, il faudra procéder à une rapide mise en perspective historique. Nous verrons ensuite que l'actuel primat donné à l'égalité est en mesure d'éclairer la nature et le destin de la revendication homosexuelle.

Il n'est pas question ici de retracer la généalogie des droits de l'homme, mais d'insister sur quelques épisodes fondateurs. Parmi ceux-ci, on accordera une place importante à la seconde scolastique espagnole avec, au XVIe siècle, les oeuvres de Francisco de Vittoria (admirateur d'Erasme), Bartolomé de Las Casas et, surtout, Francisco Suarez. Ce moment déterminant est fortement lié à la découverte de l'Amérique, une terre où, comme l'explique de Vittoria dans De Indis (1 539), existent des sujets sans souveraineté avec lesquels on contracte, qui ont donc des droits en eux-mêmes. Nous sommes fort éloignés de saint Thomas pour qui la loi est d'origine divine, non écrite et immuable, universellement applicable. Au XVIIe siècle, l'Ecole du droit de la nature et des gens (Grotius, Pufendorf, Burlamaqui...) donnera une inflexion décisive à la rupture avec le droit naturel classique. Il convient également d'attirer l'attention sur le rôle de Hobbes. Si, auparavant, les droits, référés à un statut, affectés à des identités particulières, découlaient de la loi, désormais le droit naturel est à l'origine de cette loi. Puisque nous avons tous le même droit naturel, il existe un lien initial entre liberté et égalité : ce qui est égal, c'est notre liberté.

Les éléments caractéristiques du droit naturel moderne sont désormais aisément repérables, en particulier l'idée que la loi est le produit de la volonté libre. La fiction de l'état de nature implique que, «naturellement», les hommes sont supposés libres et égaux, égaux en tant que libres. Cette idée entre en résonance avec l'article 2 de la Déclaration de 1789 : «Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme.» Il existe des droits antérieurs à l'Etat que celui-ci doit respecter pour asseoir sa légitimité. Ces droits sont, en quelque sorte, attachés à l'humanité de l'homme et non tributaires d'un temps, d'un lieu, d'une situation. Si les droits de l'homme peuvent s'adresser à tout individu, quels que soient ses enracinements particuliers, c'est parce qu'ils sont fondés sur le primat de la raison. Nous sommes irrémédiablement entrés dans le règne de l'artifice.

Une fois acquise l'idée de droits attachés à l'humanité de l'homme, encore fallait-il donner à celui-ci les moyens de préserver son autonomie. Et, de surcroît, s'accorder sur le fait que l'autonomie est le trait de la nature humaine qui constitue le meilleur fondement de ces droits. Ne pourrait-on pas, en effet, penser ceux-ci à partir, par exemple, de l'idée de compassion ? Mais on les dissocierait alors de l'exercice de la liberté, et tout particulièrement de la liberté politique. On s'éloignerait dès lors considérablement des conditions concrètes de leur reconnaissance dans l'espace public, autrement dit de la transition vers le citoyen. La Déclaration de 1 789 entérine, en effet, la traduction des droits de l'homme en droits civils. Il s'agit d'une rupture profonde avec les théories traditionnelles de la souveraineté : désormais, l'autorité juste réside dans la volonté libre du peuple. Cette souveraineté populaire, dit Rousseau, ne peut jamais s'aliéner (car alors le peuple perdrait sa qualité de peuple pour ne former qu'une simple «agrégation»), ni se diviser.

Mais la proclamation ne suffit pas, il faut aussi s'intéresser aux réalités concrètes des sociétés modernes. Le rôle désormais dévolu au législateur, aussi bien en France qu'aux Etats-Unis, nous paraît de nature à rendre compte du caractère illimité de leur extension. La reconnaissance des droits économiques et sociaux doit, en effet, beaucoup à son intervention. Alors que la «première génération» des droits de l'homme réduisait ceux-ci aux seuls droits-libertés (freedoms from), c'est-à-dire à ces droits qui marquent les limites de l'action des autres individus et de l'intervention de l'Etat, la «deuxième génération» se présente comme un complément ou un préalable à la réalisation des droits-libertés. Les droits-créances (freedoms to) se distinguent des précédents en ceci qu'ils supposent des prestations de la collectivité, ce qui contribue à modifier la nature de l'Etat, qui passe du statut d'Etat-gendarme à celui d'Etat-providence. Le débat politique sur le rôle de la sphère étatique n'est pas sans influence sur les tensions entre droits-libertés et droits-créances.

Est-il fondé de hiérarchiser libertés et créances ? Si l'on se penche sur le fait même de la déclaration, il n'est pas douteux que celle-ci confère à la liberté une incontestable primauté : «L'acte déclaratoire est le fait "constituant" d'une liberté qui s'affirme elle-même et qui s'affirme comme le principe du droit bien que, dans la liste des droits déclarés, elle apparaisse comme un droit parmi d'autres, fût-il le premier [...]. La liberté "naturelle" [...] apparaît comme le fondement métaphysique des droits de l'homme» (1). On doit à l'idéalisme allemand (Kant, Fichte, Hegel) d'avoir souligné «le rôle capital qu'a dans la structure des droits de l'homme la liberté en tant qu'acte, et d'abord en tant qu'acte de se dire : l'homme est libre en se proclamant libre, car en se proclamant libre il se fait libre» (1).

L'égalité des droits civils, quant à elle, n'arrive dans les premières déclarations qu'en seconde position (si l'on excepte la Déclaration américaine d'indépendance qui fait découler les droits inaliénables du fait que les hommes ont été créés égaux). Elle n'est que la conséquence de la liberté prépolitique reconnue aux individus et, de surcroît, n'est qu'une égalité entre égaux, c'est-à-dire entre citoyens. Cependant, les choses vont changer à partir des textes de 1 793 dans lesquels l'égalité figure avant la liberté et les autres droits (propriété, sûreté, résistance à l'oppression, etc.). C'est ce changement de priorité qui explique l'introduction dans la Déclaration du 24 juin 1793 des droits-créances (droit aux secours publics et droit à l'instruction). La place des droits sociaux ne va cesser de croître et, corrélativement, celle des droits-libertés se réduire. Ceci n'est guère surprenant : ces deux types de droits ne sont pas seulement de nature différente, ils peuvent également se révéler contradictoires, les droits sociaux appelant une intervention de l'Etat dans la vie des individus, les droits-libertés tendant à la circonscrire. On voit bien que cette opposition est de nature philosophique, précisément de nature ontologique. Elle revient, en effet, à se demander qui, de l'individu ou de la communauté, doit avoir la primauté, avec, en toile de fond, la question de savoir quel type de société est susceptible de garantir effectivement les droits de l'homme.

Dans l'optique procédurale de John Rawls, on sait qu'il existe une priorité lexicale de la liberté sur l'égalité, donc une opposition à l'idée selon laquelle la démocratie réside dans la recherche commune du bien collectif. Cette dernière notion est, d'ailleurs, à repousser car source de conflits axiologiques insolubles. Le souci de Rawls est de proposer des valeurs morales impartiales, ne portant pas atteinte aux opinions ni aux intérêts minoritaires. Les principes de justice doivent, selon le philosophe américain, obéir à deux règles essentielles. La première établit la primauté de la liberté, celle-ci ne pouvant être restreinte qu'au nom de la liberté. La deuxième règle pose le primat de la justice sur l'efficacité et le bien-être. Cette vision libérale est vivement combattue par ceux, marxistes ou communautariens, qui considèrent que les droits-libertés ne sont que des coquilles vides si les conditions matérielles permettant de les exercer ne sont pas présentes. En particulier, peut-on ignorer l'identité et l'histoire propre des individus composant la communauté politique ? Cette interrogation entre en congruence avec une préoccupation aujourd'hui centrale : celle de la protection de ceux dont les traditions culturelles minoritaires peuvent être en péril. Il me paraît approprié d'envisager les revendications des homosexuels dans ce cadre interprétatif.

Est-il possible de surmonter l'opposition entre liberté et égalité ? Comme le souligne encore Jean-François Kervégan, «originellement les hommes ne sont ni libres, ni égaux [...]. Dans une telle perspective, les droits de l'homme ne seraient pas des propriétés qu'il s'agirait de préserver, mais des déterminations qu'il faut conquérir dans et par l'être-en-commun» (1). La liberté devient, dès lors, un processus, celui par lequel les hommes deviennent membres d'une communauté politique, l'égalité étant conçue comme un principe de modulation de cette liberté. Il est, par conséquent, envisageable de voir dans «la place occupée par les droits sociaux dans la thématique contemporaine des droits de l'homme le caractère dynamique et ouvert d'une liberté qui ne s'affirme qu'au risque de se compromettre elle-même et qui, pour conserver une effectivité, a besoin d'être contestée par la revendication égalitaire» (1).

Il reste que nous devons être attentifs au risque de voir la démocratie se pervertir dans la démocratisation au sens que Julien Freund donnait à ce terme, c'est-à-dire à l'extension du «principe démocratique à des sphères d'activité non politiques, par exemple la pédagogie [...] où précisément il n'a pas sa place» (2). Quelles que soient les craintes que cette évolution peut susciter, les revendications des homosexuels me semblent pouvoir être interprétées comme un mouvement irréversible vers l'égalité des droits, et il paraît douteux que nos sociétés puissent échapper à ce mouvement.

(1) Jean -François Kervégan, «Les droits de l'homme» in Notions de philosophie II, Gallimard, 1995.

(2) Julien Freund Politique et impolitique, Sirey, 1987.



Alain POLICAR professeur agrégé de sciences sociales à l'université de Limoges.

 

Source : Libé

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07 août 2004

Le féminisme et l'homosexualité pris pour cible.

VATICAN. Un document du cardinal Josef Ratzinger met en cause les modèles sociaux qui nient les différences sexuelles.

Les 14 et 15 août, Jean-Paul II sera en visite à Lourdes. Il viendra prier la Vierge, la proposant en modèle à tous les croyants. C'est dans ce contexte que le cardinal Josef Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, vient d'envoyer aux 4000 évêques du monde entier un document qui suscite déjà la colère des théologiens progressistes.

Dans la première partie de son texte, le cardinal Ratzinger s'élève contre toutes les discriminations de carrière et de rémunération dont souffrent les femmes au travail. Il parle des mères au foyer qui "se sentent défavorisées, économiquement pénalisées", et reconnaît que le modèle de la maternité n'est pas le seul et qu'il convient de ne pas "enfermer la femme dans un destin purement biologique".

Doublement perverti. Après s'être ainsi fait le héraut de la promotion de la femme, le Vatican passe à l'offensive contre un féminisme radical qu'il estime doublement perverti. D'une part, parce qu'il tiendrait à faire de la femme un rival de l'homme, ce qui conduirait à une "confusion délétère" de l'identité et du rôle de l'homme et de la femme.

D'autre part, parce qu'il ignorerait la "différence sexuelle" au profit d'une "différence culturelle". Pour le cardinal Ratzinger, l'égalité des sexes ne doit conduire ni à l'indifférenciation, ni l'homosexualité être mise sur le même pied que l'hétérosexualité. Avec, dans ce cas, le risque de créer "un modèle nouveau de sexualité polymorphe".

Repères brouillés. Au total, nier la différence entre homme et femme, c'est brouiller les repères, au risque d'accroître la suprématie du modèle masculin. Ce texte suscite déjà la controverse. Ainsi, des théologiennes américaines considèrent que l'Eglise romaine refuse d'aller au bout de sa logique égalitariste et n'a toujours pas accepté la libération sexuelle de la femme. Elles regrettent que l'Eglise n'ait jamais donné la parole aux femmes sur les questions qui les concernent (contraception, procréation, etc.), qu'elle les exclut du sacerdoce, etc.

On le voit, à quelques jours de la venue du pape à Lourdes, le document du cardinal Ratzinger est au coeur de ce qui sépare l'Eglise catholique et la société d'aujourd'hui.

Source : Sud Ouest, édition du samedi 7 août 2004, p.1-4.

 

 

 

Posté par Sappho à 12:39 - - Permalien [#]




Marseille : agression homophobe dans le quartier du Panier


Le 2ème arrondissement de Marseille a été le théâtre d'une violente agression homophobe, le samedi 24 juillet dernier.

Ce jour-là, à 21 h, dans le quartier du panier, Rémi, 24 ans est en train de se préparer pour sortir en ville. Un de ses voisins de pallier prétextant du bruit dans l'appartement, défonce littérallement la porte d'entrée et pénètre dans le domicile de Rémi.

Altercation avec des amis présents, insultes homophobes ; la compagne de l'agresseur participe aux violences et tous deux passent à tabac Rémi pendant une demi-heure jusqu'à l'arrivé des parents de ce dernier.

Les agresseurs s'enfuient alors mais pour mieux revenir un peu plus tard accompagnés d'une vingtaine de personnes au bas de l'immeuble hurlant une heure durant des insultes homophobes et des menaces de mort.

Depuis l'agression Rémi ne cesse d'être violenté et redoute de rentrer à son domicile. Il a porté plainte contre ses agresseurs et est soutenu par le Collectif contre l'homophobie et le sexisme de Marseille qui est décidé à donner une suite judiciaire à cette affaire selon les informations données hier par son avocat, Me Cohen.

Source : e-llico
Mis en ligne le 03/08/04.

Agression de Marseille : une élue impliquée


L'agression homophobe de Rémi à Marseille met en cause une élue locale selon les informations livrées par l'avocat du garçon. Il s'agit d'Angélique Sanchez, une conseillère d'arrondissement de la mairie du 2ème.

Lors d'une conférence de presse, hier, l'avocat de Rémi Régis, Me Dany Cohen, a affirmé qu'Angélique Sanchez, conseillère d'arrondissement de la mairie du IIe arrondissement, avait participé avec son compagnon, l'agresseur qui a cassé la porte et a battu violemment Rémi en proférant des injures homophobes, à la violente agression dont il a été victime le 24 juillet dernier.

Le Collectif contre l'homophobie et le sexisme, qui assiste Rémi a eu une entrevue avec Michel Losito, adjoint au maire des IIe et IIIe arrondissements de Marseille qui a manifesté "son soutien" dans cette affaire.

Angélique Sanchez, quant à elle, prétend qu'une attitude "exhibitionniste" du garçon agressé serait à l'origine du drame.

Source : e-llico
Mis en ligne le 04/08/04

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Zimbabwe : les violences racistes et homophobes empêchent des élections libres

Le niveau de la violence et des intimidations politiques au Zimbabwe -en particulier contre les homosexuels- rend "de plus en plus difficile" la tenue d'élections législatives libres en mars 2005, selon un rapport publié mercredi à Johannesburg par l'Institut des medias d'Afrique australe (Misa).

Misa note que la violence "semble être encouragée" par ce qui a été décrit par les interlocuteurs de la mission comme "des messages de haine dans les médias d'Etat", la Zimbabwe Broadcasting Corporation (ZBC, radio-télévision) et le Herald, unique quotidien du Zimbabwe depuis la fermeture en septembre 2003 sur ordre du gouvernement du seul quotidien privé du pays, le Daily news.

Ces "messages de haine" sont "propagés contre les minorités", Blancs et homosexuels en particulier, ainsi que contre "un groupe sélectionné d'individus" qui ne plaisent pas au régime. Misa est un organisme de défense des journalistes et de la liberté de la presse dans l'ensemble de l'Afrique australe.

Source : e-llico
Mis en ligne le 06/08/04

A noter que le président zimbabwéen Robert Mugabe est connu pour ses attaques violentes contre les homosexuels qu'il considère comme des "pervers [...] pires que des chiens et des porcs" (propos tenus lors d'un discours en mars de cette année).

Posté par Sappho à 12:18 - - Permalien [#]

Discriminations à l'école : l'Education nationale rencontre l'Inter-LGBT

Brigitte Barèges, députée UMP a été nommée rapporteure du projet de loi sur les propos discriminatoires. Elle auditionnera l'Inter-LGBT à la Commission des lois de l'Assemblée nationale le 10 septembre 2004.

L'Inter-LGBT fait savoir qu'elle "y rappellera ses revendications pour améliorer le texte".

Par ailleurs, jeudi 29 juillet, l'Inter-LGBT était reçue au cabinet du ministre de l'Éducation nationale, pour présenter la platefome des acteurs de l'éducation pour le respect de la diversité des sexualités et des identités. Cette plateforme, qui fait des propositions très précises, a été signé lors de la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans par la totalité des syndicats d'enseignants, par deux grandes fédérations d'éducation populaire, par des organisations lycéennes et étudiantes et par l'ensemble des associations LGBT intervenant en milieu scolaire.

L'Inter-LGBT et le cabinet du ministre ont dressé un constat d'échec de la circulaire de février 2003 sur l'éducation à la sexualité puisqu'elle n'est pas appliquée.

Début septembre, l'Inter-LGBT et l'ensemble des associations intervenant en milieu scolaire procéderont avec les services de l'Éducation nationale à l'évaluation de cette circulaire, en définir les insuffisance tant sur le fond que dans son application, pour aboutir à la définition de nouvelles actions par le ministère.

Source : e-llico
Mis en ligne le 02/08/04

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Assemblée : le projet de loi sur l'homophobie sera examiné en septembre

Le projet de loi relatif à la lutte contre les propos discriminatoires à caractère sexiste ou homophobe sera examiné au début du mois de septembre par la commission des Lois de l'Assemblée.

La députée Brigitte Barèges (UMP), qui a été nommée rapporteur de ce texte par la commission des Lois, commencera ses auditions le 10 septembre avec des représentants de Gay Lib, du Collectif pour le contrat d'union sociale et le PACS, de l'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (LGBT) et de la Fédération nationale de l'Autre cercle.

Ce projet de loi a été présenté le 23 juin en conseil des ministres par Dominique Perben, le ministre de la Justice.

Source : e-llico
Mis en ligne le 03/08/04

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Mariage : Gérald et Bruno, pour l'exemple !



La demande de mariage de Gérald et Bruno en mairie du 19ème à Paris n'a pas été acceptée. Mais le couple veut continuer le combat.

La décision est tombée. C'est non. Le 1er juillet, le procureur de la République a écrit à Bertrand Delanoë pour lui signifier que la demande de mariage de Gérald et Bruno, déposée en mairie du XIXeme, n'est pas acceptée. Afin d'être bien compris, le procureur indique qu'il fera "usage [de son] droit d'opposition" et qu'il engagera "une procédure d'annulation de mariage" à chaque fois qu'il s'agira d'un mariage homo. Cette décision, Gérald et Bruno ne la connaissaient pas avant leur départ en congés. Ils l'apprendront à leur retour mais cela ne changera rien à leur détermination : ils veulent se marier.

Pacsés depuis juin 2000, ils entendent donner une autre dimension à leur vie à deux. "Nous voulons nous marier parce que nous vivons une belle histoire, explique Gérald, quelque chose de profond. Parce que tous les combats nous les avons menés ensemble et puis parce que lorsque le train est en marche, il faut sauter dedans. Le manifeste pour l'égalité des droits, qui défend le mariage homo, est, pour nous, quelque chose d'inespéré".

Bien sûr, l'appartement acheté en commun, les droits de succession, comptent aussi dans leur décision comme pour la majorité des couples qui se marient mais ce n'est pas l'essentiel. Adhérents des Verts, Gérald et Bruno n'avaient pas vraiment pensé au mariage jusqu'alors. "Ce n'était pas une valeur fondamentale pour nous" indique Gérald. Pourtant lorsque le débat s'est ouvert, ils se sont engouffrés : "Les premières réactions de Delanoë sur le mode : ce n'est pas important, ce n'est pas prioritaire nous ont décidé à y aller". Durant des semaines, ils enchaînent interviews, émissions de télé et de radio avec des conséquences inattendues : "On nous a souhaité bon courage. On nous a dit de continuer. Un mec m'est même tombé dans les bras pour nous dire qu'il nous soutenait" indique Gérald. Leur entourage professionnel comme familial est à leurs côtés. "Ma famille me soutient, explique Bruno, mais elle a beaucoup insisté pour que mon nom ne soit pas divulgué. Le nom, c'est tabou dans les familles italiennes".

Aujourd'hui, ils savent qu'une longue procédure judiciaire les attend. Ils sont prêts. "Nous continuons, analyse Gérald. Nous avons fait beaucoup et on ne peut pas avoir fait tout ça pour rien". "J'aimerais que des couples homos demandent des dossiers de mariage, que des maires disent qu'ils veulent marier des couples homos, indique Bruno. Nous continuons ce combat parce que nous constatons que beaucoup de personnes ont de bonnes raisons de ne pas vouloir changer les choses".

Source : e-llico
Mis en ligne le 06/08/04

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